Panta Rhei
The little figure on the rim of the mountain seems to remind us of Caspar David Friedrich’s “Nebelmeer”. But the famous painting from 1816 and Nefzger’s picture taken in 2006 at the Aletsch Glacier in the Alps only seem related at the first glance. While Friedrich let his lonesome wanderer face the sublime beauty of nature, Nefzger switches the perspective entirely. What man contemplates today are the shrinking remains of a once overwhelming glacial natural force subjugated in less than century.
read moreread less
The term Panta Rhei was used by Plato to resume the philosophical studies of Heraclitus that argued the fugacity of being and the vulnerability of the world. Nothing remains, including the so-called eternal ice and this knowledge relegates the viewer to become aware of the precariousness of his own existence and the world surrounding us.
La petite silhouette au bord de la montagne semble rappeler le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich. Mais le célèbre tableau et l’image prise par Nefzger en 2006 au glacier d’Aletsch, dans les Alpes, ne se ressemblent qu’au premier regard. Là où Friedrich plaçait son promeneur solitaire face à la beauté sublime de la nature, Nefzger renverse entièrement la perspective. Ce que l’homme contemple aujourd’hui, ce sont les restes rétrécis d’une force naturelle glaciaire jadis écrasante, soumise en moins d’un siècle.
read moreread less
L’expression Panta Rhei (« tout s’écoule ») a été employée par Platon pour résumer la pensée d’Héraclite sur la fugacité de l’être et la vulnérabilité du monde. Rien ne demeure, pas même les neiges dites éternelles, et ce savoir renvoie le spectateur à la précarité de sa propre existence et du monde qui nous entoure.